En ce moment, c'est simple, je ne vois pas le temps passer.
Je voulais écrire un article, il y a deux semaines, à propos de la cueillette des pommes, activité typiquement québécoise que j'étais sensée essayer le jour même.
Et me voilà donc, deux semaines plus tard, incapable de vous parler de cueillette parce que l'activité a été annulée pour cause de mauvais temps. Par contre, j'ai d'autres trucs à vous dire!
J'ai eu mon premier examen, un dimanche. C'est tough, vraiment, mais bon, un de moins!
J'ai commencé mes cours de photo (j'avais raté les deux premières séances en fait), et c'est vraiment bien, j'apprends plein de trucs, et j'ai juste hâte d'avoir un Réflex pour pouvoir mettre tout ça en pratique.
J'ai intégré une association, HumaniTerre, et je me charge d'organiser avec d'autres filles trois petits-déjeuners conférence qui auront lieu fin novembre. A l'heure actuelle, on a normalement 2 conférenciers confirmés, et le dernier, c'est moi qui m'en charge et je dois rappeler lundi. Plus tard, on aura aussi à organiser une semaine sur le commerce équitable et le microcrédit.
Ça c'était pour la première semaine.
La semaine dernière, j'ai remis mon premier travail d'équipe, en mathématiques. J'ai fait un nouveau babysitting, et il paraît que l'une des filles que je garde demandait quand est-ce que je reviendrais.
J'ai eu des réunions d'équipe, des cours, des heures de boulot, des devoirs à faire, bref, une semaine normale quoi.
Jusqu'au dimanche, où j'ai fait un truc que je rêvais de faire depuis un moment.
Dimanche, je me suis envoyée en l'air depuis 13 500 pieds (4000m environ). Et oui, j'ai fait du saut en parachute (et rien d'autre bande de pervers!).
Rendez-vous à 7h30 du matin devant HEC. En chemin, j'ai croisé plein, tout plein d'écureuils. C'est simple, je pouvais pas faire un pas sans en déranger un dans la partie boisée devant HEC.
On est parti en voiture, je suis passée devant la maison de Céline Dion, puis on est arrivés. En chemin, j'ai pu profiter des jolies couleurs de l'automne. Elles sont tellement plus marquée en dehors de Montréal. Faut dire que c'est plus boisé aussi.
Bref, on est arrivés dans une clairière. Là, j'ai attendu un peu que ce soit mon tour. Là, j'ai opté pour un caméraman (enfin woman dans mon cas) qui saute avec moi de l'avion, et qui prend aussi des photos. Je ne regrette pas un instant, ça vaut tout à fait le coup.
Bref, on enfile une combinaison, un harnais, puis on a un petit speech pour savoir comment se positionner quand on sera dans le vide (bassin en avant, jambe repliée, mais ça vient tout seul en fait).
Puis on monte dans l'avion, un petit avion jaune trop chou.
Pendant qu'on montait, moi je bavais sur la vue, les arbres de toutes les couleurs, les échangeurs d'autoroute qui formaient de jolies boucles comme dans les films américains, les petites maisons de banlieue regroupées en forme de spirale, comme dans les banlieues américaines (je crois que je regarde trop de films américains...).
Seul petit bémol pendant la montée: une douleur récurrente à une dent, je crois que c'est à cause de la pression extérieure, ma pauvre petite dent dévitalisée n'a pas supportée.
Puis, c'est le grand moment. Mon instructeur me tapote l'épaule et me passe mes lunettes. Plus que 3 minutes avant le saut. Hou, ça devient sérieux. Petit coup d'oeil à l'extérieur: ah oui, on est haut en effet.
Et ça y est, c'est parti. J'ai trois personnes qui sont partis avant moi. Le dernier, je l'ai vu sauté, et tomber dans le vide, c'était impressionnant. Puis c'est mon tour.
On va jusqu'à la porte. L'instructeur s'accroche à une barre sur la surface extérieure. Là, c'est un peu brouillé, mais tout d'un coup, on est dans le vide. J'ai pas compris ce qui s'est passé, pas eu le temps d'avoir peur, pas eu le temps de réaliser, que je me retrouvais à surplomber le sol, loiiiin en bas. La ligne d'horizon était vraiment très marquée, c'était impressionnant. Et moi, j'avais juste la banane. Parce que c'était magique. Je serai incapable d'exprimer ça.
Puis c'est déjà le moment de déplier le parachute. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il n'y a pas un bruit pendant cette période, tu peux tout à fait parler. Moi j'pensais qu'il y aurait le bruit du vent ou quoi, mais non. Là, j'ai vraiment pu profiter de la vue, sur les arbres aux couleurs superbes, c'était sublime.
Et c'est passé beaucoup trop vite. J'avais l'impression que ça venait de commencer qu'on amorçait déjà l’atterrissage Autant dire qu'en glissant sur les fesses sur le sol je pensais déjà qu'à recommencer.
Pour un aperçu plus complet, le film: http://www.youtube.com/watch?v=h-eJBTX3Ens
Lundi, c'était l'Action de Grâce, donc un jour férié chez nous. J'en ai profité pour rejoindre mon équipe de management pour travailler. Puis je suis allée embêter un peu mes tuteurs préférés. J'ai rejoint Tom en soirée pour manger avec lui. Et finalement, je suis sortie avec ma coloc.
Au final, une super journée, une super soirée, 2h de sommeil, et on enchaîne sur un quiz de math!
Vendredi soir, je suis allée à une soirée avec des gens de mon groupe, c'était vraiment cool, je me suis bien marré. Sont fun ces québécois!
Samedi, au boulot, je suis arrivée à 8h30, j'ai trouvé un bouquin sous le comptoir, j'ai donc commencé à bouquiner. 313 pages plus tard, le livre est fini, il est 16h, et j'ai pas du tout l'impression d'avoir perdu ma journée! Pour vous donner un peu une idée de la quantité de travail que j'ai à la COOP.
Enfin, j'ai rempli ma première fiche en tant qu'employée temps partiel, trop d'émotion!
Et me voilà ce matin, dimanche. Je m'apprête à rejoindre Sigis pour un brunch. Bref, la vie est belle.
Mes exams commencent mercredi, finissent lundi, et ensuite, relâche! Je sais pas encore ce que je fais, sûrement rien. Par contre, je sais déjà ce que je fais à la relâche de la session d'hiver, et j'ai trop hâte!
Par contre, je peux vous dire un truc trop cool: je commence les cours pour le permis mardi!
Voilà, j'ai tout dit!
Pour le vocabulaire:
Bobette: petite culotte (Merci Pauline ;) )
Camisole: débardeur
Débile: génial, fou (dans le sens positif)
Niaiser: se moquer, déconner, être irresponsable.
Pogner: tout et n'importe quoi, attraper, appuyer, comprendre, réaliser, pincer, et j'en passe.
Bisous à vous!
LuLue
3 commentaires:
Ce n'est pas des babettes mais des bobettes...
Oh mince! J'avais compris babette. Bon, bah je vais changer ça de suite.
Merci!
Partage des connaissances ;)
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